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Ce mémoire se penche sur la manière dont les manuels scolaires véhiculent des stéréotypes de genre à travers les images et les textes utilisés. L’objectif est d’identifier ces clichés et de souligner la manière dont ils sont présentés. En tant que référents et dispensateurs de contenu officiel, les manuels scolaires sont révélateurs de la façon dont l’inégalité des sexes se perpétue. A l’âge où les jeunes construisent leur identité sexuelle, l’école en tant qu’institution et lieu de socialisation joue un rôle de référence dans les modèles de genre à adopter. La recherche sur le sujet a montré que bien souvent les clichés sont cristallisés dans les manuels, qui perpétuent une invisibilisation des femmes. Celles-ci sont bloquées dans des rôles secondaires et dans des sphères d’activité bien spécifiques, majoritairement liées à l’espace privé et familial. Ce travail analyse plusieurs chapitres du Livre Unique 11è selon deux angles d’approche différents : la parité ou non entre les deux sexes d’une part, grâce au recensement des personnages ; d’autre part, la manière dont ces derniers sont représentés dans les extraits et les images sélectionnées – les attributs utilisés permettent de mettre en valeur les stéréotypes de genre existants. Les résultats montrent que les clichés traditionnels persistent dans ce manuel : les hommes sont puissants, intelligents et nombreux ; les femmes sont douces, effacées et cantonnées à des rôles secondaires. L’étude se prolonge au Secondaire II à travers un questionnaire envoyé au corps enseignant d’un gymnase vaudois. Le but de cette recherche est de montrer que cette problématique se poursuit dans le post-obligatoire où le débat occupe une place importante, bien que sous-estimée. Au final, ce n’est pas le manuel qu’il faut critiquer, mais le modèle patriarcal dominant qu’il reflète. Le rôle des enseignant·e·s est alors essentiel pour questionner et dépasser ces perceptions genrées.

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