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Abstract

Y. est un élève de neuf ans scolarisé en 4ème Harmos. Il présente un retard d’environ deux ans en lecture et en écriture. Ses attitudes en classe sont parfois difficiles à gérer. Face à un travail demandant une certaine réflexion, cet élève se ferme. Il n’est alors pas possible de le faire revenir à la tâche sans craindre une crise. Il se veut en effet violent verbalement et physiquement. Mais depuis cette rentrée, tout se passe bien. Les relations en classe sont sereines et un lien de confiance s’est progressivement crée entre les enseignantes et Y. Cela s’explique en partie par l’accompagnemnt proposé pour cet élève à besoins éducatifs particuliers. Il bénéficie de quatre périodes d’enseignement avec une enseignante spécialisée. Rôle que je prends dans ce travail. Ainsi, en collaboration avec son enseigante de classe, nous avons élaboré un programme personnalisé pour le francais et des aménagements pour l’ensemble des disciplines. Les tâches proposées en classe et en prise en charge répondent donc bien aux besoins de l’élève. Mes prises en charge auprès de Y. se font en individuel. Mon objectif est de reprendre l’ensemble des activités en francais et en maths vues en classe et des les adapter et/ ou aménager selon l’objectif visé. Au départ, il était très difficile de le mettre au travail. Il trouvait n’importe quelles stratégies d’évitements pour éviter la tâche. Après plusieurs propositions pédagogiques sans succès, j’essaie de mettre en fond sonore des chansons qu’il choisit. Et ca fonctionne ! Y. présente alors un engagement cognitif nouveau. Il accepte de se mettre au travail et fait preuve d’un réel investissement. Surprise par ce phénomène, j’ai voulu, au travers cette étude comprendre ce qui se passait. Pourquoi Y. se met-il soudainement à accepter son rôle d’élève lorsqu’une écoute de chansons est proposée en arrière fond ? Après des recherches théoriques, j’ai mis en évidence une raison explicative envisageable. La structure d’une chanson, de par son début d’écoute et sa fin, propose un cadre temporel à mon élève. Cet aspect de chronogenèse semble manquer au milieu didactique. Ainsi en apportant ces chansons et donc cette structure temporelle, Y. se sent davantage sécurisé et ainsi plus apte à s’engager dans une tâche. Une première partie servira à rechercher la confirmation de cette première hypothèse. L’émotionnel prend une place importante dans cette étude de cas. La littérature propose plusieurs fonctions à la musique, et principalement celle d’accès au plaisir et d’activation du processus de dissociation. Pour mieux comprendre ce phénomène, j’ai pour autre objectif d’identifier une des composantes de la chanson qui pourrait avoir une influence plus importante qu’une autre sur l’engagement cognitif de mon élève. Il s’agira de la seconde partie de cette étude. J’ai voulu chercher ce qui touchait le plus Y. : l’accompagnement instrumental ou les paroles ?

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