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Abstract

La dictée, telle qu’elle a toujours été perçue jusqu’à aujourd’hui, s’avère être le plus souvent un dispositif d’évaluation standard sans perspectives de diversification des compétences. Or, la maîtrise de l’orthographe prenant une place toujours aussi importante dans l’enseignement du fonctionnement de la langue, il semble nécessaire de trouver une alternative à la dictée traditionnelle afin de répondre à cette exigence. En effet, cette méthode généralement pratiquée dans les classes donne l’impression qu’il est quasiment impossible de la faire évoluer tant celle-ci est figée dans les habitudes d’enseignement apprentissage. Cependant, des dispositifs innovants de dictées ont été développés, testés, déployés et évalués. Le but principal de ceux-ci est d’apprendre et de comprendre l’orthographe à travers le métalangage. Un autre défi est de pouvoir offrir, en tant qu’enseignant, plusieurs possibilités ou méthodes qui puissent répondre à la diversité actuelle des élèves dans les classes. Cette étude propose une analyse approfondie de ces dispositifs novateurs au travers des filtres de la conception universelle et de la différenciation pédagogique. Nous avons voulu répondre aux questions de recherche suivantes : En quoi la phrase dictée du jour, la dictée zéro faute et la dictée coopérative sont des dispositifs de dictée innovants répondant aux principes de la conception universelle de l’apprentissage ? En quoi la phrase dictée du jour, la dictée zéro faute et la dictée coopérative sont des pratiques répondant à la différenciation pédagogique qui permettent de travailler l’enseignement de l’orthographe ? Lequel/lesquels de ces trois dispositifs répond/répondent le mieux aux prérogatives actuelles de l’enseignement ? Les données récoltées auprès d’élèves par des entretiens semi-directifs montrent qu’il n’y a pas un seul dispositif qui puisse convenir à tous les élèves et qu’il est donc important de diversifier ses pratiques pour l’enseignement de l’orthographe.

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