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Abstract

Introduction : En cas de sclérose en plaques (SEP), une démyélinisation du système nerveux central altère certaines zones cérébrales causant des symptômes comme des troubles moteurs. La pratique mentale permet d’améliorer les capacités motrices. L’efficacité de cette thérapie est liée à la capacité d’imagerie motrice (IM) de la personne la réalisant. Dès lors, l’objectif de ce travail est de déterminer si les personnes atteintes de SEP ont la capacité d’effectuer l’IM en comparaison à des individus sains. Méthodologie : Les recherches documentaires ont été réalisées sur PubMed, CINHAL, Pedro et Embase, à l’aide de descripteurs et de mots-clés, entre septembre 2018 et janvier 2019. La qualité des études retenues a été évaluée selon les critères du Joanna Briggs Institute. Résultats : Six études transversales ont été incluses. Lorsque les personnes atteintes de SEP et les saines se sont autoévaluées en utilisant le Kinesthetic and Visual Imagery Questionnaire, aucune différence significative n'a été trouvée entre elles. Par contre, la rotation mentale d’image de la main et la chronométrie mentale ont permis d’en démontrer une au niveau de la durée et la précision de l’IM. Conclusion : Les personnes atteintes de SEP sont capables de réaliser l’IM en étant plus lentes et moins précises, car elles mettent en place un mécanisme compensatoire (recrutement plus étendu au niveau des aires cérébrales). Les études retenues n’incluaient pas de patients avec un handicap élevé, c’est pourquoi de nouvelles recherches avec un échantillon plus large sont conseillées.

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