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Abstract

Contexte : avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes âgées atteintes de troubles visuels et neurocognitifs est en augmentation. En effet, avec l’âge, les ressources des aînés diminuent. Il est également fréquent que les pathologies se cumulent et interagissent entre-elles. Il en résulte des difficultés importantes dans la réalisation des activités quotidiennes. De plus, la présence de symptômes similaires, particulièrement au niveau visuel, complique le diagnostic et ne favorise pas une prise en charge optimale. Les aînés expérimentent ainsi une péjoration dans leurs performances occupationnelles, notamment dans leur alimentation. Ils nécessitent un soutien quotidien de plus en plus important et doivent fréquemment entrer en établissement médico-social. En institution, les difficultés alimentaires perdurent parfois et les professionnels se décrivent comme peu équipés pour faire face à cette double atteinte. Dans cette situation, les adaptations de l’environnement physique semblent être une piste d’action à privilégier pour améliorer l’indépendance et l’autonomie des résidents au moment du repas. But : ce travail vise à explorer les aménagements employés par les institutions et à comprendre comment les besoins spécifiques de ces aînés sont pris en compte dans la mise en place du repas. Méthodologie : l’étude qualitative descriptive de ce travail se base sur la réalisation et l’observation de photographies des repas mis en place pour les résidents ainsi que sur des discussions de groupe en équipe pluridisciplinaire. Les données ont été recueillies auprès de quatre établissements ayant des missions d’accompagnement différentes auprès des aînés. Résultats : les professionnels mettent en place de nombreuses adaptations afin de favoriser l’alimentation des résidents. Toutefois, les accompagnements semblent différer d’une structure à l’autre, notamment en fonction des missions spécifiques à chacune. Il apparaît de plus que les difficultés de perception visuelle ne semblent pas toujours suffisamment reconnues. Ainsi, l’aménagement de l’environnement physique employé n’est pas toujours optimisé et les professionnels privilégient d’autres formes d’accompagnement, dont l’aide humaine, en particulier pour les personnes les plus dépendantes. Conclusions : il n’existe d’environnement physique, ni de soutien, qui conviennent parfaitement à tous. Il est donc nécessaire de s’adapter individuellement aux besoins et envies des aînés. [Résumé des auteures]

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