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Abstract

Dans ce travail, nous explorons la posture réflexive et le processus d’écriture réflexive chez les étudiants en formation à l’enseignement. Pour ce faire, nous proposons de modéliser la pratique réflexive grâce à un schéma tridimensionnel et l’écriture réflexive comme étant une représentation de cette dernière à un instant précis. Dans notre modèle, nous proposons d’explorer la pratique réflexive sous trois axes de réflexions : l’axe des interactions sociales, l’axe opposant la théorie à la pratique ainsi que l’axe action-réflexion. Nous expliquons ensuite que la secondarisation des concepts et la création de liens participent à étoffer la réflexion menée. Les bienfaits d’un tel processus étant mis en avant dans de nombreux articles, nous nous interrogeons sur comment les étudiants investissent une telle écriture dans leur propre pratique. C’est au travers d’analyses de pièces-notes d’étudiants en formation pour l’enseignement primaire que nous menons notre recherche. Ces textes sont tirés des dossiers de formation que ces derniers constituent dans le cadre de leurs études. Les futurs enseignants sont sollicités à se positionner en tant que professionnels remettant sans cesse leur pratique en question. Ainsi, ils peuvent réfléchir à leur pratique et l’enrichir grâce à divers apports. Au travers des textes analysés, portant sur la pratique réflexive elle-même, nous avons pu constater la difficulté qu’ont les étudiants à mettre en place ce processus d’écriture au cours de leur formation. Parvenir à une analyse de sa propre pratique semble être difficile à atteindre, en particulier sans soutien. C’est pourquoi le guidage de formateurs, les échanges entre paires, etc., semblent constituer un ensemble de conditions permettant une écriture réflexive. Les résultats constatés sont les suivants : si les étudiants investissent l’écriture réflexive au sein de leurs productions écrites, quelques limitations sont constatées. Les réflexions concernant l’interaction sociale et l’opposition entre pratique et théorie sont peu explorées. Peu d’indices de secondarisation des concepts théoriques ont été relevés. Toutefois, un processus de questionnement a bien été constaté dans les textes sélectionnés. Notre investigation pourrait se prolonger et s’élargir visà- vis de ce processus d’écriture réflexive. Qu’apporte cette écriture, dans la pratique, aux étudiants vis-à-vis des apprentissages et des compétences à acquérir ? Qu’en est-il des étudiants formés à l’enseignement secondaire ? Et des enseignants expérimentés ? Ces questions restent ouvertes.

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