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Abstract

Ce travail part du constat que, aussi bien dans les établissements scolaires que dans les universités, les langues anciennes ne sont pas considérées ni étudiées comme de véritables langues. La désignation même de « langues mortes » illustre très bien la manière dont le grec et le latin sont perçus. Le fait que les langues anciennes appartiennent au passé les sépare inévitablement d’autres langues, les langues « vivantes » et utiles à la communication et aux interactions quotidiennes. Très souvent, les programmes scolaires et les plans d’études ne font que renforcer cette perception, en insistant surtout sur le côté éminemment littéraire de ces branches. L’étude systématique (et souvent mnémonique) de la grammaire, de la syntaxe et du vocabulaire est présentée comme le seul instrument qui permette d’accéder aux sources grecques et latines et d’en dégager le sens. Sans vouloir nier l’importance de l’étude théorique de la grammaire et du vocabulaire pour l’apprentissage du grec et du latin, nous voulons ici illustrer d’autres approches possibles de ces langues et cultures. Dans la conviction que le grec, tout en n’étant plus « vivant », doit être considéré comme une langue à part entière, nous tâcherons d’appliquer à cette branche des démarches qui ne sont souvent destinées qu’à l’enseignement des langues modernes. Plus précisément, nous nous proposons de mettre en place une activité de compréhension orale portant sur la lecture de textes d’auteurs en grec ancien. Notre objectif est de montrer que, comme pour toute autre langue, l’apprentissage du grec ancien ne doit pas systématiquement passer par l’écrit. Notre hypothèse est qu’une approche moins intellectualisée des langues anciennes pourrait non seulement accroître la motivation des élèves, mais aussi les encourager à mobiliser toute une série de compétences qu’ils réservent normalement à d’autres branches.

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