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Abstract

Au cours de l’apprentissage de mon métier, avec ses doutes et ses incertitudes, l’imprévisibilité avait toujours représenté une crainte, voire une hantise. J’avais peur de la déstabilisation engendrée par l’imprévisible, peur de perdre la maîtrise du cours des choses, peur d’en devenir ridicule. Pédagogiquement, accepter l’imprévisible, c’est accepter de lâcher prise et occasionner des savoir de circonstance. Ces savoirs de circonstance stimulent la singularité et la créativité de l’action du maitre. Mais plus loin, l’enseignante ou l’enseignant peut lui-même être à la source d’une imprévisibilité. La faire advenir subitement, c’est susciter de la perplexité et de l’étonnement qui sont les moteurs les plus puissants de l’apprentissage. C’est aussi éviter l’écueil de l’apathie et de l’ennui. C’est enfin engendrer des espaces de potentialité pour stimuler la participation des élèves. Cette imprévisibilité doit toutefois être balisée dans son advenue et sa tenue : toutes les situations ne s’y prêtent pas, le chaos peut soudain l’emporter et détruire un climat d’apprentissage. C’est alors, pour finir, à un savoir-faire de l’imprévisible auquel je fais appel et pour lequel j’ai tracé quelques repères dans ce mémoire.

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