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Abstract

Depuis l’introduction du concordat HarmoS et du Plan d’études romand, le cycle 1 de la scolarité obligatoire est constitué de quatre années scolaires. Dans ces prescriptions externes les progressions d’apprentissage y sont posées de manière explicite. Sur le terrain, la continuité est difficilement assurée par des enseignants cloisonnés dans leur propre degré. Ce travail s’inscrit dans le courant de l’analyse de l’activité. Nous cherchons à transformer les situations afin d’améliorer la continuité dans le cycle 1. Cette recherche s’articule autour de deux courants. Le premier, le cours d’action, nous engage à partir du travail réel dans les classes. Le second, la clinique de l’activité, nous permet, à travers des controverses, d’accompagner les enseignants vers de nouvelles compréhensions. L’enjeu est d’identifier ce qui permet la transformation, comment celle-ci se produit et quelles sont les ouvertures et les possibles envisagés. L’observatoire, mis en place avec six enseignantes, est organisé entre des séquences d’enseignement et des entretiens individuels et croisés. Nous avons identifié des transformations qui touchent à la continuité, à l’activité enseignante et à la didactique. Nous voyons donc que si la collaboration proposée dans cette recherche permet d’aborder la problématique de la continuité, elle ouvre aussi à une professionnalisation. Les transformations identifiées sont de trois niveaux différents : des prises de conscience, des concordances de point de vue et des pistes d’action envisagées. Pour que celles-ci soient effectives, des mécanismes de mise en oeuvre sont identifiés, comme : l’effet posture et l’effet miroir. Ceux-ci tendent à dénoter d’une proximité entre les enseignantes, ils dévoilent qu’elles partagent des préoccupations communes et qu’elles participent d’un genre professionnel proche.

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