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Depuis quelques années déjà, le trouble du langage écrit, plus connu sous le nom de « dyslexie », se fait progressivement connaître du grand public, mis en lumière notamment par la littérature de plus en plus florissante à son sujet. L’école publique, particulièrement concernée par ce trouble qui touche une partie de sa population, voit également son mandat s’élargir, à mesure que la prise en charge des élèves présentant une dyslexie – ou tout autre trouble diagnostiqué – s’affine, par la mise en place de conditions particulières pour ces enfants. En Valais, contexte de notre recherche, une directive à l’égard de ces mesures spécifiques a été récemment élaborée et devrait légalement s’inscrire dans les moeurs des enseignants. Notre recherche aspire à explorer la conception des enseignants du primaire au sujet de la dyslexie ainsi que les aménagements mis en place durant les évaluations pour leurs élèves porteurs de dyslexie. Pour ce faire, nous avons tenté de répondre à la question de recherche suivante : « Quelles sont les représentations des enseignants du cycle II (5H à 8H) au sujet de la dyslexie et quelles sont leurs pratiques déclarées d’aménagements pédagogiques en contexte d’évaluation sommative pour les élèves présentant une dyslexie ? ». Nous avons également posé une hypothèse, reprise de l’étude de Denis, Lison et Lépine (2013) : « les enseignants ayant moins de dix ans d’expérience professionnelle ont une définition moins précise de la dyslexie et un panel d’aménagements plus restreint dans certains domaines, comparativement aux enseignants ayant plus de dix ans d’expérience ». Sur la base des réponses obtenues, quelques tendances ont pu être dressées. En premier lieu, notre recherche semble infirmer notre hypothèse, puisque tous les enseignants interrogés ont formulé une définition adéquate de la dyslexie, quel que soit leur niveau d’expérience professionnelle. De même, aucune différence marquante ne paraît émerger quant à l’étendue du panel d’aménagements décrit par chaque groupe d’enseignant (« débutant » ou « expérimenté »). A l’inverse, certains enseignants « débutants » semblent parfois faire preuve de davantage d’originalité quant à la nature des aménagements proposés aux élèves présentant une dyslexie. Enfin, en adoptant un regard global sur l’ensemble des aménagements cités par les enseignants interrogés, nous pouvons avancer que les pratiques déclarées semblent appropriées au trouble qu’est la dyslexie et paraissent même répondre spécifiquement aux particularités des élèves présents dans leur classe.

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