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Abstract

Dans le cadre de notre recherche, nous nous intéressons aux émotions des élèves lors des leçons d’éducation physique et sportive. Nous avons choisi d’observer quatre élèves dans le cadre des jeux collectifs, plus précisément dans le cadre du football. Nous avons pour cela sélectionné trois approches : la coopération, la coopétition et la compétition. Dans le cadre de notre recherche, nous souhaitons savoir dans quelle approche les émotions sont les plus positives chez les élèves. La compétition permet le dépassement de soi et la persévérance mais peut occasionner diverses émotions négatives, comme l’anxiété, la colère ou la tristesse. La coopération, quant à elle, permet de développer diverses capacités transversales chez les élèves, comme l’entraide, la communication ou la pensée réflexive. Dans notre hypothèse, nous estimons que les élèves ont besoin de ces deux approches pour pouvoir rester motivés et avancer dans leurs apprentissages. Nous estimons alors que la coopétition permet d’allier les avantages que l’on retrouve à la fois dans la compétition et à la fois dans la coopération. Nous supposons que cette approche, étant donné qu’elle regroupe la compétition et la coopération, permettra aux élèves de ressentir davantage d’émotions positives que dans les deux autres approches. Notre question de recherche est donc la suivante : « Les activités coopétitives dans les jeux permettent-elles un meilleur ressenti émotionnel chez les élèves comparativement aux activités compétitives et coopératives ? ». Pour répondre à notre hypothèse et à notre question de recherche, nous avons mené trois leçons dans une classe de 7ème Harmos. Une leçon était basée sur la coopération, une autre sur la coopétition et une troisième sur la compétition. Nous avons choisi d’observer quatre élèves dans le cadre du football. Pour cela, nous avons choisi deux footballeurs et deux nonfootballeurs et avons comptabilisé le nombre d’émotions positives et négatives ressenties par les élèves au cours de la séquence. Nous avons pour finir vérifié dans quelle séance les émotions étaient les plus positives. Après chaque leçon, les élèves ont répondu à un questionnaire et nous avons à chaque fois interviewé deux élèves, un footballeur et un non-footballeur. A la fin de notre recherche, notre hypothèse de base n’a pas été confirmée. En effet, nous estimions que les émotions des élèves seraient susceptibles d’être les plus positives lors des activités coopétitives, ce qui n’a pas été le cas. La coopération a été l’approche la plus appréciée des élèves et c’est là où les émotions ont été les plus positives.

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