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Les élèves allophones, sont-ils source de stress pour les enseignants d’aujourd’hui ? Comment gérer la multi culturalité et l’hétérogénéité des classes actuelles ? Les enseignants, sont-ils prêts à relever ce défi professionnel ? Dans quelle mesure ont-ils été préparés à la gestion des élèves allophones ? Comment perçoivent-ils cette situation ? L’allophonie est-elle considérée comme une richesse ou comme un problème dans les classes vaudoises ? C’est à cette problématique due au taux élevé d’étrangers dans les classes que ce mémoire tente de donner une réponse. Trois facteurs seront mis en relation : la gestion quotidienne des élèves allophones, le stress du corps enseignant et la formation reçue par les enseignants. Nous essayerons d’établir les éventuels liens entre ces trois facteurs : est-ce que le stress des enseignants est dû à la présence de ces élèves allophones ou est-ce plutôt le fait d’avoir des classes si hétérogènes, ou se côtoient toutes sortes d’élèves à besoins particuliers ? Est-ce le fait que l’élève allophone ne parle pas ou très peu le français qui peut stresser l’enseignant où est-ce plutôt le contexte global de l’élève : différence de culture, de mentalité, d’habitudes, de traditions… Nous avons constaté une certaine frustration de la part des enseignantes qui aimeraient avoir le temps et les moyens pour mieux intégrer ses élèves et qui sont, d’autre part, souvent submergées par des sollicitations administratives de plus en plus nombreuses. Il semble que ce ne soit pas tant l’élève allophone en lui-même ce qui peut être une source de stress pour les enseignants mais plutôt la difficulté à gérer des classes de plus en plus hétérogènes. Le décalage entre les visées intégratives de notre canton et les moyens mis à disposition dans les établissements scolaires causent une certaine tension parmi les enseignants. C’est ce défi de la cohérence qu’il faudrait relever afin de trouver de nouvelles pistes de résolution.

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