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Abstract

Suite à un semestre d’échange dans un pays scandinave où nous avons expérimenté l’Outdoor Learning, il nous tenait à coeur de mettre en place un cadre d’expérience direct, respectant cette approche. Nous souhaitions que les élèves développent leur autonomie et un esprit critique, leur permettant d’analyser de réelles problématiques actuelles. Nous avons donc mis en place une situation d’enseignement-apprentissage en vue de répondre à une question socialement vive. Notre planification de démarche d’investigation s’est donc tournée vers l’Education au Développement Durable, équivalence suisse au concept d’Outdoor Learning nous permettant ainsi d’appuyer notre recherche sur le Plan d’études Romand. Notre problématique est la suivante : A quelles conditions, en termes d’organisation du milieu et de médiation enseignante, la liberté d’expression des élèves peut-elle favoriser la construction de moyens hypothétiques recevables ? Afin d’y répondre nous avons réalisé une analyse mésoscopique du contexte organisationnel ainsi qu’une analyse microscopique de l’énonciation didactique. Cette analyse fine des solutions proposées par les élèves afin de contrer l’amoncellement des déchets dans les océans nous a permis de réfuter partiellement notre hypothèse de départ, selon laquelle, accorder un certain degré d’autonomie des élèves au travers d’une liberté d’expression orale et écrite, en favorisant le registre explicatif, contribuerait à donner du sens aux apprentissages. Nous pensions qu’une posture basse de l’enseignant-e favoriserait l’autonomie des élèves. Toutefois, il s’est avéré que l’autonomie n’est favorisée que lorsque cette liberté est contrainte. Cela peut l’être par le milieu, ou par la médiation de l’enseignant-e. Notre deuxième hypothèse portait sur le rôle de médiateur de l’enseignant, qui, par rapport au milieu permettrait un engagement des élèves dans l’activité. Cette hypothèse est validée sous réserve que cet engagement dans l’activité favorise une forme d’autonomie de la pensée et du raisonnement. L’enseignant-e endosse différentes postures, d’analyse ou d’accompagnement, qui font partie de la dévolution. Ceci permet de rendre l’élève conscient de la prise de responsabilités de ses apprentissages. Cette dévolution du problème est un processus menant à l’autonomie. Par cette recherche, nous redéfinissons le coeur de notre métier. En identifiant les conditions qui permettent de rendre l’élève autonome et maître de ses apprentissages, nous pointons les principes qui respectent la liberté d’expression et le monde de l’élève, plutôt qu’ils ne le répriment. La richesse des solutions récoltées nous a convaincues qu’en chacun de nous réside la force d’invention et de création capable de résoudre les défis de notre temps.

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