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Abstract

De nombreuses recherches ont prouvé que de bonnes facultés en conscience phonologique sont un atout pour l’entrée dans la lecture et l’écriture chez de jeunes apprenant-e-s. « La conscience phonologique facilite la découverte du principe alphabétique, lequel, à son tour, permet l’identification de mots nouveaux » (Giasson, 2012). Il nous a cependant semblé que, sur le terrain, l’importance de la métaphonologie n’était pas reconnue à sa juste valeur. De ce fait, certain-e-s élèves ne bénéficient pas d’un entrainement assez poussé dans ce domaine, ce qui pourrait prétériter leur entrée dans le monde de l’écrit. L’objectif de ce mémoire est de vérifier si un enseignement explicite et régulier de la conscience phonologique augmente les performances métaphonologiques des élèves de 2H. Par performances métaphonologiques, nous entendons les capacités des élèves à manipuler et identifier les différentes unités linguistiques que sont les syllabes, les attaques, les rimes et les phonèmes. Ainsi, nous avons construit deux séquences, l’une avec le moyen d’enseignement PhonoDEL (2016), et l’autre avec Construire la conscience phonologique (2008) dans le but de répondre à cette problématique. Afin de mettre en avant les progrès des élèves, il nous a semblé pertinent d’utiliser un pré-test et un post-test. Les données récoltées montrent qu’une progression significative en conscience phonologique est présente chez les élèves entre les différents tests. Ces résultats prouvent l’importance d’un travail métaphonologique en classe, ce qui nous a amenées à établir une proposition de planification couvrant les deux premières années de l’école obligatoire. Notre travail constitue un premier pas qui pourrait bénéficier d’être approfondi par de nouvelles réflexions. Des recherches ultérieures devraient pouvoir vérifier l’impact de ce travail mené en enfantine auprès d’élèves de 3H lors de leur réelle entrée dans le monde de l’écrit.

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