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Abstract

Objectif : Ce travail de Bachelor vise à synthétiser et diffuser les données de la littérature existante sur le sujet des co-occupations entre un adulte atteint de schizophrénie avec son frère ou sa sœur proche aidant. Il répond aux questions suivantes : comment les co-occupations et les relations entre une personne atteinte de schizophrénie et son frère ou sa sœur proche aidant évoluent-elles après l'apparition de la maladie ? Quelles sont les co-occupations d'un adulte schizophrène avec son frère ou sa sœur proche aidant ? Quels sont les rôles endossés dans ces co-occupations et comment ceux-ci ont été modifiés suite à l'apparition de la maladie ? Quels sont les changements associés au nouveau rôle de proche aidant des frères et sœurs ? Quelles difficultés et bienfaits apportent ces changements ? Comment évolue leur relation après l'apparition de la maladie ? Comment les frères et sœurs s'impliquent dans la vie quotidienne de leur proche malade et vice versa ? Méthode : Cette recherche est une scoping review réduite incluant les résultats de deux bases de données scientifiques, Cinahl et Publimed. Elles suit les étapes de la méthodologie proposée par Arksey et O'Malley (2005) : I. Identification de la question de recherche, II. Identification de la littérature pertinente, III. Sélection des études, IV. Exposition des données. L'analyse des résultats est une analyse thématique. Résultats : L'apparition de la schizophrénie bouleverse la relation fraternelle. Celle-ci se trouve perturbée par des sentiments négatifs tels que la honte, la colère ou la culpabilité. À cela s'ajoute un certain déséquilibre dans les considérations familiales, où les besoins de la personne malade vont souvent primer. Néanmoins, la solidarité, le passé commun et le sentiment d'obligation les encourage à maintenir une relation et des co-occupations. Pour cela, la réciprocité est essentielle. Les frères et sœurs vont également vivre un changement de rôle important en devenant des proches aidants, et vont alors assurer de nouvelles fonctions et réaliser des co-occupations différentes et nouvelles avec leur proche malade notamment dans le cadre des soins personnels. L'importance de poursuivre leur engagement dans des co-occupations de loisirs pour rester avant tout des frères et sœurs entre alors en jeu. Par ailleurs, les proches aidants s'accomplissent dans cette relation en développant de nouvelles habiletés et en resserrant les liens fraternels. En outre, l'investissement des frères et sœurs dans les soins de leur proche dépend de plusieurs facteurs tels que la qualité de la relation c'est pourquoi il est essentiel de favoriser cette condition notamment au travers de co-occupations. Conclusion : Notre rôle d'ergothérapeute est de promouvoir les co-occupations entre la personne schizophrène et ses frères et sœurs pour maintenir une relation de qualité et, par conséquent, le bien-être et la santé. Celles-ci sont essentielles notamment pour la réciprocité qu'elles offrent et le bienfait qu'elles apportent à cette relation fraternelle, ressource précieuse pour la personne malade comme pour son proche. [résumé des auteures]

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