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Problématique : La prise en charge de la phase de latence est source de questionnement car elle est source de peur, de stress et d’incertitude pour les femmes. Diverses approches et protocoles ont été mis en place afin d’optimiser l’accompagnement de ces dernières. Cependant, leurs ressources et leurs compétences sont peu mobilisées, alors que la littérature soulève l’importance des stratégies d’adaptation sur le vécu du travail. But : Cette revue de littérature a pour but d’explorer le rôle sage-femme dans le processus de coping de la femme lors de la phase de latence. Méthodologie : Pour réaliser ce travail, diverses recherches ont été réalisées dans les bases de données suivantes : MIDIRS, PubMed, CINALH. Les articles ont ensuite été sélectionnés, traduits et analysés par le biais de grilles adaptées à leur type afin de mettre en évidence les résultats principaux. Cette revue de littérature comprend six études qualitatives et trois articles quantitatifs. Résultats : La mobilisation des stratégies de coping est bénéfique pour le vécu de la femme durant la phase de latence. Plusieurs approches sont nécessaires pour favoriser le processus de coping : l’identification des besoins et des ressources, la préparation à la naissance valorisant les capacités individuelles de chaque femme, la place du partenaire et/ou d’un accompagnant, l’auto-efficacité selon Bandura, les facteurs favorisants (respiration, mobilisation, relaxation, partage d’expérience, environnement, etc.). Conclusion : La sage-femme a un rôle essentiel dans l’accompagnement de la femme durant la phase de latence, mais aussi durant tout le suivi de grossesse afin de l’encourager à identifier et renforcer ses capacités en terme de coping. Il est recommandé pour la pratique que les professionnels de la santé soient sensibilisés et reconnaissent l’impact des stratégies de coping sur le vécu de la phase de latence. L’intégration d’un algorithme sur le coping dans les protocoles institutionnels serait bénéfique pour la prise en charge des femmes enceintes lors de la phase de latence. Le suivi par une sage-femme indépendante à domicile est une option envisageable, afin de rassurer les femmes au moment où l’incertitude est à son point culminant et ainsi limiter les allers-retours entre le domicile et l’hôpital. Cependant, la pratique sage-femme doit avant tout se concentrer sur les besoins et attentes de la femme et respecter si son choix se dirige vers une prise en charge hospitalière précoce.

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