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Introduction : Selon l’OFSP, un suisse sur trois sera atteint d’un cancer au cours de sa vie. Les symptômes couramment rencontrés du cancer, sont des douleurs, de la fatigue et des troubles alimentaires. A ceux-ci, s’ajoutent ceux reliés à la chimiothérapie, comme par exemple, les nausées et vomissements. Les traitements standards face à ces symptômes sont, dans certains cas, peu ou pas efficaces. Le rôle de l’infirmière étant de se tenir informée des nouveautés scientifiques pouvant améliorer sa pratique ou soulager les patients, les auteures de ce travail ont décidé de se pencher sur l’utilisation du cannabis thérapeutique, qui est, à l’heure actuelle, très controversée dans le monde scientifique et médical. Méthode : Les bases de données CINAHL et PubMed ont été utilisées et ont permis, à l’aide de termes MeSH, de descripteurs ainsi que de critères d’inclusion et d’exclusion, de dégager 10 articles utilisés dans la rédaction de ce travail. Synthèse des résultats : Le cannabis thérapeutique pris conjointement à un traitement analgésique standard a diminué les douleurs des patients de 2.6/10 de l’échelle numérique de la douleur ou d’une proportion de 30% des douleurs ressenties en début d’étude. De plus, il agit également sur les nausées et vomissements, puisque 71.4% des participants consommant un antiémétique standard, traités à l’aide de ce produit, ont montré une disparition complète de ces symptômes. En outre, 64% des participants ont augmenté leur appétit et 55% d’entre eux ont eu une amélioration de leurs perceptions gustatives et olfactives. Conclusion : Le cannabis thérapeutique a un effet bénéfique sur certains symptômes des patients cancéreux traités ou non par chimiothérapie, comme par exemple lors de douleurs, de troubles alimentaires ou de nausées et vomissements. Le cannabis pourrait donc, dans quelques années, être utilisé en oncologie, comme traitement alternatifs aux analgésiques ou antiémétiques standards. Son efficacité pourrait également être transférable à d’autres pathologies, comme par exemple la sclérose en plaques ou la fibromyalgie, mais pour ce faire, des recherches sont encore nécessaires.

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