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Abstract

En tant qu’enseignants de langues, Céline Maillard en français et Jérôme Nicole en anglais, nous désirions rédiger un mémoire professionnel qui fasse écho à notre domaine pédagogique et qui traite de la collaboration entre les élèves à l’élaboration d’un projet, ainsi que de la communication. Nous avons donc décidé de mettre sur pied un projet dans lequel nous pouvions confronter « pédagogie traditionnelle » et « pédagogie collaborative » en y incluant les nouvelles technologies. Sur environ 3 à 5 périodes, il s’agissait de faire créer un diaporama de photos et de sons aux élèves à l’aide du logiciel Keynote. Une des classes a créé ce projet informatique avec une pédagogique traditionnelle (cours frontal de l’enseignant), l’autre classe en utilisant une pédagogie moderne, basée l’entraide entre élèves. En ce qui concerne la pédagogie traditionnelle, nous nous sommes appuyés sur les écrits de Louis Not (1988). Il décrit la méthode traditionnelle comme une pédagogique qui ne considère pas l’élève comme une personne active, mais comme un apprenant passif. Celui-ci va en quelque sorte subir la matière. Pour Louis Not (1988, p.24), « cela signifie que [l’élève] est privé de toute initiative : au total [il] est traité comme lieu d’une action qui, de l’extérieur s’exerce sur lui ; il a donc un statut d’objet. » Pour ce qui est de la pédagogie collaborative, nous nous sommes basé sur les travaux de Authier et Lévy (1999) et leur concept des « arbres de connaissances ». Partant du postulat que chacun possède des savoirs mais que personne ne sait tout (Authier et Lévy, 1999, p.89), les deux auteurs précisent que le savoir ne se conclut pas forcément par une reconnaissance. C’est là, précisément, le point faible de cette nouvelle société. Ils proposent qu’au-delà du diplôme officiel fournit par les écoles – sanctionnant un savoir spécifique – il y ait une « reconnaissance des compétences beaucoup plus large et démocratique que celle qui a cours aujourd’hui » (Authier et Lévy, 1999, p.94). Pour notre pratique, il s’agissait de répertorier et de reconnaître toutes les compétences en informatique que les élèves acquéraient au cours du projet, ainsi les autres élèves qui n’avaient pas encore acquis ces compétences pouvaient demander de l’aide aux élèves qui les possédaient. Ce système valorise donc les connaissances et compétences de chacun. Le but de notre recherche est donc de mesurer les écarts d’apprentissage d’une langue en utilisant un des outils MITIC, associés à style pédagogique traditionnel ou moderne. L’autre objectif est évidemment de pouvoir dégager des résultats qui encouragent l’utilisation des MITIC et des pédagogies modernes, et qu’à long terme cette recherche puisse nous être bénéfique et utile dans notre enseignement.

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