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Abstract

Le but de ce mémoire professionnel est de discuter la question de l’apprentissage des langues étrangères et plus particulièrement de mesurer si le fait d’être allophone constitue un avantage dans l’apprentissage de celles-ci. Dans un second temps, le but est de savoir si, pour une population donnée (élèves allophones fréquentant l’OPTI) l’apprentissage des langues étrangères peut avoir un impact sur la réduction des inégalités sociales. En effet, différentes études ont montré que les élèves étrangers réussissent moins bien que les élèves suisses dans notre système scolaire actuel. Les jeunes immigrés tendent en outre à rencontrer plus de difficultés à accéder à la formation professionnelle. Ceci se traduit, notamment par une surreprésentation des adolescents étrangers dans les solutions transitoires telles que l’OPTI. Les informations statistiques fournies par la base de données de l’établissement nous permettent de connaître les éléments suivants : pour 75 des 83 élèves de la volée 2009-2010 de l’OPTI de Vevey : le nombre d’années d’étude de l’allemand et de l’anglais, la filière scolaire suivie avant l’OPTI, la nationalité ainsi que la date d’arrivée en Suisse pour les élèves nés à l’étranger. Ce volet statistique de notre recherche est complété par le recueil de données qualitatives au travers un questionnaire distribué aux élèves de deux classes de l’OPTI. Le questionnaire s’articule autour des thématiques suivantes : les choix effectués antérieurement dans l’apprentissage des langues pour les élèves de VSO, la vérification de l’hypothèse d’une facilité accrue de l’apprentissage des langues étrangères pour les élèves allophones et l’incidence de la connaissance des langues étrangères sur l’insertion professionnelle. Les résultats de la partie empirique de ce travail nous montrent que donner la possibilité aux élèves de VSO d’abandonner l’allemand et / ou de ne pas apprendre l’anglais comme c’est le cas aujourd’hui est de nature contre-productive et tend à renforcer les inégalités entre élèves suisses et élèves étrangers. L’apprentissage de l’allemand et de l’anglais devrait donc non seulement être obligatoire pour tous les élèves mais également de durée identique, indépendamment de la filière scolaire. L’apprentissage des langues tel qu’il est pratiqué aujourd’hui au secondaire I dans le canton de Vaud est un élément parmi d’autres qui parle en faveur d’une évolution d’un système scolaire basé sur une sélection précoce aboutissant à des filières différenciées.

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