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Abstract

En reprenant une période d’appui en remplacement dans un établissement durant ma deuxième année de formation, j’ai rencontré un certain nombre de problèmes. En effet, les élèves ne savaient pas pourquoi ils venaient à l’appui, n’y voyaient aucun sens et les informations que j’avais reçues ne me permettaient pas de cibler leurs difficultés. A partir de là, je me suis posé les questions suivantes : De quels éléments a-t-on besoin pour organiser l’appui de manière optimale ? Comment faire de l’appui un projet valorisant et motivant pour l’élève? D’après la revue de la littérature, les éléments utiles pour une organisation optimale de l’appui sont : le bilan des difficultés et des ressources dont dispose l’élève, l’élaboration d’objectifs à atteindre à la fin de l’appui (communiqués au maître et à l’élève), des conditions favorisant une participation active de l’élève, des bilans intermédiaires permettant à l’élève de mesurer ses progrès, une durée déterminée de l’appui dans le temps. La recherche a été réalisée sous forme d’entretiens semi-directifs avec dix enseignants du CYT, dans le but de voir si le cadre mis en place par les maîtres répondait aux critères d’efficacité relevés dans la littérature. La synthèse des entretiens a permis de relever certains biais liés à l’établissement : les enseignants travaillant sur la base d’un programme et de tests communs, l’appui sert parfois à améliorer la moyenne de classe plutôt que de pallier aux difficultés spécifiques des élèves. On utilise également cette mesure de pédagogie compensatoire pour préparer les tests ou pour rattraper ce qui n’a pas été fait en classe. On observe donc qu’il est difficile de mettre en place un cadre optimal pour l’appui pédagogique. Pour améliorer les pratiques, je recommanderais de préciser officiellement les modalités de l’appui ainsi que d’intégrer cette problématique dans la formation de base des enseignants.

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