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Abstract

Le Burkina Faso a connu son indépendance en 1960. Jusqu’à ce jour, la langue nationale officielle véhiculaire reste le français et toutes les matières enseignées à l’école le sont dans la langue anciennement coloniale. Cependant, elle n’est de loin pas maîtrisée par tout le monde. Les nombreuses cultures linguistiques du pays ont toujours été de tradition orale, mais depuis quelques années, les principales langues vernaculaires sont transcrites. Cela leur procure une officialité et permet leur enseignement dans le cadre scolaire. Ainsi, depuis peu, plutôt que de connaître uniquement un cursus en français - soit celui des écoles classiques - les enfants burkinabés peuvent bénéficier d’un enseignement bilingue initié dans leur langue maternelle. Cette manière de procéder facilite la compréhension des matières et leurs apprentissages. Cette éducation bilingue cherche en outre à intégrer des aspects culturels et de production dans le cursus : enseigner les histoires, chants et danses traditionnels ainsi qu’offrir les bases de techniques agricoles ou artisanales. Cette revalorisation culturelle, loin d’être folklorique va donner aux enfants les bases d’une meilleure intégration dans leur milieu. Un développement endogène qui s’inscrit dans le respect de leurs traditions. Ce nouveau type d’école semble rencontrer une adhésion des populations locales. Si à ce jour au Burkina il est encore minoritaire, il tend vraisemblablement à se multiplier.

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