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Abstract

L'enseignant de français au niveau secondaire I jouit d'une grande liberté dans le choix des oeuvres qu'il souhaite aborder en classe. Les programmes restent relativement vagues et ne prescrivent pas de corpus qui devrait obligatoirement être étudié. Or, dans notre pratique, nous avons pu parfois observer une certaine réticence de nos collègues face à la littérature extrêmement contemporaine et une tendance à choisir des oeuvres plus anciennes, souvent assimilables à ce qu'on nomme grands classiques. Mais qu'en est-il dans la réalité ? A notre connaissance, aucune étude à ce jour ne traite de la relation des enseignants à la littérature extrêmement contemporaine, c'est pourquoi nous avons formulé la question centrale suivante : Quelle place les enseignants du niveau secondaire I accordent-ils à la littérature postérieure à1980 dans l’enseignement du français de la 7ème à la 9ème année ? Pour traiter de ce sujet, nous nous sommes d'abord penchées sur quelques notions théoriques particulièrement importantes. Nous avons proposé des pistes définitionnelles destermes littérature, canon, classique et littérature extrêmement contemporaine. Ensuite, nous avons réalisé une enquête auprès de nos collègues. Les questions posées devaient nous permettre de découvrir quelle place ils accordent à la littérature extrêmement contemporaine dans leurs pratiques privées et professionnelles et quels critères ils évoquent lorsqu'ils affirment ne pas souhaiter étudier une oeuvre en classe. Nos résultats ont montré que les enseignants du degré secondaire I lisent volontiers pour leur plaisir des oeuvres extrêmement contemporaines et qu'ils les étudient souvent en classe. La comparaison entre les deux collèges dans lesquels nous effectuons nos stages nous a permis de relever des pratiques relativement différentes que nous avons expliquées comme relevant à la fois de la culture d'établissement et de la volonté des professionnels de s'adapter aux capacités de leurs élèves. Enfin, nous avons pu constater que les raisons pour lesquelles un enseignant rejette une oeuvre ne sont pas exactement les mêmes lorsqu'il s'agit de littérature antérieure ou postérieure à 1980. En conclusion, nous avons pu ouvrir notre réflexion à la question du rôle que joue l'école dans le maintien des inégalités sociales.

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