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Abstract

L’utilisation des questions à choix multiples lors de tests standardisés est très répandue en milieu universitaire. Afin d’augmenter la finesse dans l’ap- préciation des compétences, l’utilisation des degrés de certitude apporte une contribution fondamentale. En effet, elle permet à l’étudiant d’exprimer le doute, en introduisant des nuances dans la conception binaire je sais / je ne sais pas. Les degrés de certitude font déjà l’objet d’études sur leur utilisation en termes de qualité de l’épreuve et de rétroaction vers l’étudiant. Cepen- dant, des nouvelles perspectives explorées dans ce travail montrent qu’il est possible de les utiliser pour un troisième but : celui de la calibration d’un test. Grâce aux degrés de certitude récoltés lors d’un test standardisé avec QCM, il est possible de mesurer la difficulté de la question avec une approche fondamentalement nouvelle dans le panorama des indicateurs de difficulté : elle prend en compte la perception que les étudiants ont de la question. Avec les questions qui possèdent cette indication de la difficulté, il est pos- sible de créer de nouveaux tests qui estiment, en plus de la difficulté en terme de taux de réussite, la façon dont le test sera perçu par les étudiants. Ce dernier point a été très important lors de la création du test de Fran- çais, ayant eu lieu pour la première fois à la HEP en mars 2012. L’indice de difficulté développé dans ce travail permet donc de répondre à un besoin réellement présent dans les institutions de formation. Une indication de la difficulté d’une question, fondée sur une mesure de la certitude d’un étudiant vis-vis de ses compétences, s’est révélée être très pertinente et donne d’excellents résultats. L’avancée principale réside dans le fait que c’est l’étudiant qui donne l’indication de sa compétence. Ainsi, le trait latent, qui est à la base de la théorie des réponses aux items, n’est plus estimé sur la base des résultats de tous les étudiants, mais sur la base de l’autoévaluation que l’étudiant fait de ses propres compétences. La capa- cité à s’auto-évaluer est une compétence qu’il est possible d’entrainer et qui change le rapport de l’étudiant avec la matière, car la nécessité de s’auto- évaluer stimule la réflexion au sujet de ses propres compétences. La théorie des réponses aux items est un outil très important et fonctionnel, d’ailleurs à la base de la création du nouvel indice de difficulté de ce travail. Le but n’est donc pas de remplacer ce qui fonctionne déjà, mais d’intégrer les degrés de certitude dans le champ de la recherche en édumétrie pour la calibration des tests.

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