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Abstract

Le relativisme des valeurs qui a cours dans les sociétés démocratiques des pays de l’Atlantique nord, depuis quelques décennies, interdit de parler de l’élève en termes de bon ou de mauvais; l’élève est toujours éducable, voire auto-éducable. Mais cela n’empêche pas de le penser en ces termes. Enseignants et élèves sont les deux acteurs principaux du jeu d’enseignement-apprentissage qui devrait être un jeu coopératif et ouvert. Or, celui-ci s’assimile souvent à une partie de colin-maillard où les acteurs évoluent les yeux bandés, sans pouvoir se situer les uns les autres. Qu’attend, au fond, l’enseignant de l’élève? Comment doit être celui-ci pour être qualifié de bon élève par l’enseignant? Sur quoi l’élève se baserait-il pour se considérer lui-même comme un bon élève? C’est à ces interrogations, au cœur même des représentations spontanées des acteurs de l’école, que ce mémoire tente de trouver une réponse, en osant poser la scandaleuse question à des enseignants et des élèves d’établissements secondaires du canton de Vaud, en Suisse: Qu’est-ce un bon élève selon vous? Les entretiens non directifs que nous avons menés auprès des sujets de la recherche dévoilent des représentations du bon élève qui, à des degrés divers, peuvent influencer les postures conscientes ou inconscientes des acteurs et influer sur leurs résultats. En effet, ne faudrait-il pas que les attentes des uns et des autres soient explicitées, que les stratégies soient clairement exprimées de part et d’autre? Ce pour une meilleure collaboration afin de transformer la partie en un jeu gagnant-gagnant.

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