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Abstract

Partir d’une situation de classe, une impression de décalage entre des notions enseignées, en l’occurrence les savoirs liés à l’orientation dans le temps, et la « position » d’élèves adolescents avec une déficience intellectuelle pour recevoir un tel enseignement, leur difficulté à s’approprier ces notions au delà d’une récitation de noms de jours et de mois, pour lancer une recherche. Etre frappée de l’intensité avec laquelle les élèves s’affirment en prononçant ces mots « véhicules » familiers, par la force de leur parole. Relever la difficulté des enseignants à décoder les messages de ces élèves dont le vocabulaire est très limité et qui de plus utilisent de manière non-conventionnelle les mots du temps. Vouloir encourager l’expression verbale. Chercher à comprendre le sens que les élèves donnent aux mots et leur permettre de tisser des liens avec le sens conventionnel. Questionner plus largement le sens et le rôle des repères temporels dans l’organisation de différentes sociétés, et le rapport entre auto-situation dans le temps, conscience de soi, et communication. Construire un enseignement autour de ces mots pour permettre aux élèves de raconter davantage d’eux-mêmes, de leurs intérêts, activités et appartenances hors école. Prendre appui sur ce symbole auditif commun et viser à ce que l’enfant complète sa représentation initiale du mot, afin que les mots utilisés deviennent fiables, respectent un code conventionnel. Proposer les soutiens en termes de milieu dans cet apprentissage de l’expression de soi et de la conversation. Les mots du temps ont une force de cohésion sociale, ils peuvent en retour nous ramener à notre identité, à notre motivation. Savoir d’où on vient, pour savoir où l’on va, où l’on veut aller : voilà la direction choisie pour ce mémoire.

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