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Abstract

Cette recherche-action est la possibilité d’analyser sur le terrain des situations d’interactions sociales entre groupe d’élèves dans une perspective socio-constructiviste. La question de recherche est la suivante : à quelles conditions peut-on mettre les élèves dans une perspective socio-constructiviste et quelles conséquences cela peut-il avoir en terme d’impacts sur l’apprentissage ? Pour répondre à cette question, une recherche a été menée auprès d’une classe de 7ème Harmos d’un effectif de 20 élèves. Cinq groupes de 4 élèves ont été formés et confrontés à une situation problème en géographie. La tâche a consisté à mettre les élèves face à une problématique, celle d’aménager un territoire à partir d’une carte en format A3 qui proposait quelques aménagements (éléments naturels et constructions). Parmi les cinq groupes qui ont effectué la tâche, les groupes 1 et 4 ont été retenus pour l’analyse des données. Partant du principe qu’il ne suffisait pas simplement de mettre les élèves en groupes pour espérer provoquer un conflit socio-cognitif, j’ai pu mettre en évidence et analyser toutes les situations où les élèves on été en interactions. Il faut préciser que les résultats de l’analyse sont à prendre en considération par rapport à la tâche dans une situation précise. Ces résultats font apparaître la complexité des interactions au sein d’un groupe. Les conditions pour susciter un conflit socio-cognitif chez les élèves sont multiples, de nombreux paramètres entrent en jeu. Il est difficile de constater ou de décider du moment où le conflit est provoqué chez un élève, c’est surtout l’environnement interactionnel qui va déterminer les possibilités de le susciter. Cela dépend en partie de la dynamique de groupe, à savoir l’implication des élèves dans la tâche, mais aussi de l’implication de l’enseignant qui va jouer un rôle de tutorat selon les fonctions d’étayage de Bruner (1987). Les caractéristiques et le niveau de la tâche vont aussi déterminer les possibilités de susciter un conflit. Parmi les conflits qui ont été susceptibles d’être détectés, il apparaît que les interactions, de manière générale sont souvent profitables à l’apprentissage. Elles vont favoriser des moments et des situations où l’élève va confronter ses différentes représentations de l’objet à celles de ses camarades, et ainsi offrir un espace riche de représentations. Parfois, il arrive que les élèves en interaction se construisent des représentations erronées et certains peuvent jouer un rôle de « mauvais modèles ». Il s’agit donc pour l’enseignant d’intervenir au bon moment afin de travailler « autour » du conflit en offrant du mieux possible, un environnement propice aux interactions.

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