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Abstract

L’estime de soi est un concept du domaine de la psychologie, alors que l’erreur est un concept-clef des apprentissages. Ni l’un ni l’autre n’est enseigné en tant que tel. L’estime de soi a pourtant fait l’objet de nombreuses prises de position dans les ouvrages concernant l’éducation. Famose et Bertsch (2009) en ont même fait un de leurs titres : L’estime de soi, une controverse éducative. L’erreur, de son côté, est considérée différemment selon les modèles d’enseignement : quand il est transmissif, elle est une faute ; quand il est comportementaliste, elle est à éviter ; quand il est constructiviste, elle est un symptôme d'obstacle auquel la pensée de l’élève se trouve confrontée. Astolfi (1997) la considère comme un outil pour enseigner. Cette recherche vise à déterminer si des influences existent entre le traitement de l’erreur et l’estime de soi, et, si c’est le cas, à en comprendre le fonctionnement. La question qu’elle pose est la suivante : « Le traitement de l’erreur peut-il diminuer l’estime de soi de certains élèves ? ». C’est une démarche exploratoire, dont les résultats ne peuvent pas être généralisés. Elle se penche sur les représentations de l’erreur d’une classe de sixième, puis mesure l’estime de soi de deux élèves de manière récurrente, au début et à la fin de leçons au cours desquelles leurs erreurs sont traitées, afin de pouvoir déterminer la différence entre ces deux mesures. C’est cette différence qui est intéressante du point de vue de cette étude. L’analyse des résultats s’intéresse au genre des élèves (fille/garçon), qui contraste nettement les constats. Elle ouvre de nombreux prolongements possibles et provoque des questions complémentaires.

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