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Abstract

Les épreuves certificatives écrites de français sont-elles valables, équitables, fonctionnelles ? Analysant cinq épreuves réalisées en 2012 dans différents établissements scolaires vaudois, nous nous sommes efforcés de révéler les disparités d’une épreuve à l’autre, ce tant au niveau des exigences, qu’on niveau des objectifs visés ou encore des types de tâches. Chaque établissement ayant la possibilité d’élaborer les épreuves certificatives comme les enseignant-es qui y travaillent le désirent, nous avons cherché à savoir si l’alignement curriculaire doit primer sur l’alignement pédagogique. A la lumière de nos résultats, nous ne le pensons pas car toutes les épreuves, si elles étaient en adéquation avec le PEV, présentaient des touches personnelles importantes qu’il semble important de préserver pour que celles-ci demeurent cohérentes. Cependant, nous avons pu mettre en évidence une tendance dans les épreuves issues de collaborations à adopter de véritables critères, laissant une marge de manœuvre importante aux évaluateurs dans la définition des indicateurs. En revanche, les épreuves issues d’un seul établissement semblaient davantage évaluer des savoirs que des savoir-faire. Quant à savoir si les épreuves analysées étaient de véritables épreuves certificatives au sens où l’entend la docimologie, nous avons pu déceler deux tendances : l’une, plus présente dans les établissements collaborant, à demander aux élèves de faire étalage des savoirs accumulés par le biais de tâches complexes. L’autre, plus présente dans les établissements travaillant en autonomie, à proposer aux élèves des tâches portant davantage sur des savoirs spécifiques. À l’heure du changement de plan d’études et d’une mise en avant de l’importance d’épreuves externes pour évaluer les élèves (épreuves cantonales de référence), de telles réflexions nous semblent essentielles. Évaluer normativement permet-il de mieux évaluer les élèves ?

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