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Abstract

Il existe un paradoxe dans l’enseignement de la discipline d’Histoire de l’art au secondaire II : l’essence de la branche émane d’œuvres d’art uniques que les élèves ne rencontrent généralement que par le biais de reproductions, plus ou moins fidèles. Même si le libre accès aux images instauré par le développement rapide d’Internet offre aujourd’hui des possibilités améliorées (comme la mise à disposition exponentielle de reproductions ou les visites virtuelles de collections, par exemple), l’écart entre les œuvres authentiques et leurs copies demeure. Ce travail cherche dans un premier temps à définir cet écart, puis s’interroge sur les apports que la visite au musée permet, en regard des objectifs d’apprentissages visés dans la discipline et du rapport des élèves à l’image. Cette réflexion est menée en s’appuyant à la fois sur la littérature traitant de la thématique et sur l’étude d’un cas concret, une classe ayant été emmenée à une exposition d’art. L’observation des réactions des élèves face aux œuvres comme leurs réponses à des questionnaires distribués pendant et après la visite nourrissent l’analyse et renseignent sur les dynamiques en action lors du contact aux œuvres réelles. Les plus-values du contact aux œuvres authentiques apparaissent nombreuses. De la sensibilisation à la nature des sources à la meilleure appréhension des qualités constituantes de l’œuvre (telles que ses dimensions, la touche, la couleur ou la matière, par exemple), les élèves acquièrent des savoirs utiles à leurs parcours dans la discipline. Également mise en valeur, la réception particulière des élèves. Leur intérêt semble stimulé par la réalisation, consciente ou non, de l’unicité de l’œuvre et du moment, et ceci favorise la tenue d’activités pédagogiques riches. Enfin, comme ouverture, il est question de comparer la persistance des savoirs. Un savoir acquis lors d’une visite au musée est-il plus solide qu’un savoir transmis en classe ? Les traces analysées sont ici trop peu nombreuses pour pouvoir avancer des conclusions solides, mais les tendances observées suggèrent néanmoins un impact positif des visites dans l’établissement des savoirs.

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