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Abstract

Dans ce travail, nous nous intéressons aux pratiques d’évaluation au secondaire post- obligatoire. Le but est de comprendre comment les enseignants élaborent leurs évaluations, les pondèrent, les corrigent et construisent leurs notes. À l’aide d’entretiens compréhensifs, nous avons investigué les pratiques évaluatives de six enseignants de langues et de mathématiques et avons tenté d’en comprendre les fondements. Nous avons pu constater un écart entre les approches théoriques du champ de l’évaluation et les pratiques en vigueur. En particulier, nous avons pu observer, dans certains propos, des éléments nous faisant penser que de nombreuses pratiques évaluatives subissent des ruptures dans l’alignement curriculaire, notamment entre la pondération des items et les échelles, ainsi qu’entre les objectifs évalués et les tâches d’évaluation proposées aux étudiants. Ces ruptures résultent en particulier d’arrangements que les enseignants s’autorisent à différents niveaux de la procédure évaluative ou d’un manque de considération de l’alignement curriculaire lors du choix du barème. Ce dernier est souvent choisi par commodité ou par norme plutôt qu’en accord avec une réflexion sur sa pertinence en contexte, en référence aux performances attendues, par exemple. Quant aux arrangements, ils ont diverses sources : le besoin d’être bien considéré par ses pairs et par sa hiérarchie, la justification auprès de soi-même ainsi que l’effet désiré sur les élèves. Cela nous a amenés à analyser les différentes manières qu’ont les enseignants d’éviter les biais et de justifier leurs choix. Enfin, il ressort que si les enseignants utilisent leur jugement professionnel au jour le jour, ils font finalement souvent appel à la mesure lorsqu’il s’agit de justifier leurs pratiques évaluatives certificatives.

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