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Abstract

Notre travail de recherche montre et analyse les points de vue des élèves du secondaire 1 en matière de mixité en éducation physique et sportive. Le principal point de divergence avec les études précédentes est que dans le cadre de notre étude, les filles sont clairement plus favorables à la mixité que les garçons qui préféreraient globalement pratiquer entre eux. L’ensemble de ces résultats tend à montrer que les positionnements des élèves par rapport à la mixité en EPS reposent très largement sur une représentation stéréotypée du sport qui est perçu comme un domaine exclusivement masculin: filles comme garçons semblent considérer que ce sont les garçons qui sont « bons » en EPS et que les filles, possédant de moindres aptitudes physiques, sont également largement moins motivées. C’est, entre autres, ce qui justifie l’envie de rester entre « garçons » pour les élèves de sexe masculin et l’envie de pratiquer avec les garçons, perçus comme étant à même d’apporter expertise et dynamisme, du côté des élèves de sexe féminin. C’est encore des représentations stéréotypées des rôles sexués que nous avons observées quand les filles ont été et se sont elles-mêmes décrites comme plus sociales et coopératives et donc comme contribuant à la cohésion du groupe classe et qu’à l’opposé, les garçons se perçoivent et sont perçus comme aimant faire la démonstration d’une certaine forme de virilité. Ainsi, il semble qu’en invitant nos élèves à parler de la mixité en EPS, ces derniers ont très largement parlé de leurs représentations des rôles des hommes et des femmes (en EPS). C’est, selon nous, la prégnance de cette masculinité hégémonique dans les représentations des élèves qui explique leurs positionnements face à la mixité : rester entre « vrais » hommes dominants pour les garçons ; bénéficier de l’ « aura » positive des garçons dominants pour les filles (ce qui explique qu’elles soient favorables à la mixité); préférer la mixité lorsqu’on est un garçon de moindre niveau sportif autrement dit, lorsqu’on est un garçon qui n’obéit pas à cette forme dominante de masculinité. Notre étude rejoint ainsi nombre travaux qui ont souligné à quel point l’EPS reste un bastion masculin, un territoire d’hommes qui entretient la domination du sexe masculin sur le sexe féminin.

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