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« Ce n’est pas parce que tu es en colère que tu as le droit de taper ton camarde ! ou « Tu es très excité aujourd’hui, concentre-toi et travaille ! » Si vous n’avez pas vous-même vécu une situation similaire, nous sommes persuadées que vous avez déjà entendu quelqu’un à qui cela est arrivé. En tant que personnes civilisées, nous avons appris à taire ou masquer certaines émotions suivant le milieu, notamment au sein de la classe. La communication de ses émotions n’est pas toujours encouragée malgré le fait que « de nombreuses études montrent que la compréhension des émotions de l’enfant est étroitement liée à la qualité de ses interactions sociales et de son intégration scolaire. » (Lafortune, Doudin, Pons & Hancock, 2004, p. 4). Pour y remédier, nous avons choisi d’instaurer dans nos classes de stage un dispositif nommé « Je m’exprime ». Durant ces moments, les élèves qui le désiraient avaient l’occasion de s’exprimer sur un instrument à percussion par le langage musical. Les autres élèves avaient comme tâche d’écouter leur camarade tout en essayant de comprendre ce qu’il pouvait ressentir. Rogers (cité par Bellenger & Couchaere, 2007) écrit « si on parvient à faire de la place à l’autre pour entendre ce qu’il dit, acceptant ce qu’il est, sans viser nous-mêmes quelque chose de particulier, nous sommes sur la voie d’une écoute que l’on peut qualifier d’empathique. » (p. 55). A partir de ce que nous avons mis en place, nous avons pu constater que l’empathie, qui invite au non-jugement et crée une relation de confiance, semble primordiale à établir pour la vie de la classe et le bon déroulement des apprentissages.

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