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Abstract

Le sentiment d’auto-efficacité des enseignants est un facteur important à prendre en compte puisqu’il a des effets directs sur la gestion de classe, l’engagement des élèves dans les apprentissages et les stratégies d’enseignement. Cette étude mixte vise à mesurer le sentiment d’auto-efficacité des enseignants spécialisés en dernière année de formation dans une haute école pédagogique romande, ainsi qu’à interroger ce qui dans la formation suivie peut contribuer à la construction d’un sentiment d’auto-efficacité élevé ou au contraire ce qui freine sa consolidation. Pour ce faire, l’échelle de mesure (TSES) du sentiment d’efficacié perçue des enseignants, élaborée par Tschannen-Moran et Woolfolk Hoy (2001), a été utilisée, ainsi qu’un questionnaire visant à récolter les données sociodémographiques et socioprofessionnelles des participants. Trois questions ouvertes leur ont aussi été proposées. Les résultats indiquent que le sentiment d’auto-efficacité des participants varie de manière significative en fonction de leur situation familiale, de leur taux d’occupation et du nombre d’années de pratique d’enseignement en milieu ordinaire. De plus, l’analyse qualitative indique que ce sont essentiellement les expériences actives de maîtrise, les expériences vicariantes, la persuasion verbale qui contribuent à la construction du sentiment d’auto- efficacité. Au contraire, peu d’éléments relatifs aux états physiologiques et émotionnels sont rapportés dans les questions ouvertes. Il ressort ainsi que les cours directement liés à la pratique permettent, par leurs apports, de renforcer leur sentiment d’auto-efficacité, tout comme le suivi individuel dont ils jouissent, tant par le praticien formateur que par le référent de la pratique. Quant aux entraves au développement d’un sentiment d’auto-efficacité opérant, les participants relèvent la prépondérance des évaluations sommatives et le manque d’évaluations formatives dont les commentaires permettraient, selon eux, d’améliorer leur sentiment d’auto-efficacité. La fatigue et le stress engendrés par le cumul de la formation avec les obligations professionnelles et personnelles sont également évoqués. Les résultats obtenus ont ainsi permis de mieux cerner ce concept du sentiment d’auto- efficacité, issu de la théorie sociocognitive, auprès des enseignants spécialisés en dernière année de formation, grâce aux apports conjoints de l’analyse quantitative et qualitative.

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