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Abstract

De nos jours, le burnout ou épuisement émotionnel est un phénomène fréquent. Il se compose de trois dimensions : l’épuisement émotionnel, le cynisme et la réduction de l’accomplissement personnel. Il touche toutes les professions. Les étudiants en général et les étudiants à l’enseignement en particulier ne font pas exception, mais jusqu’à présent, le domaine est peu connu, car peu d’études ont été menées sur cette population. Pourtant, le burnout de l’étudiant à l’enseignement peut représenter un danger pour lui-même et pour ses (futurs) élèves. En effet, lorsqu’un enseignant est en situation de burnout, il peut arriver qu’il adopte une posture cynique ou déshumanisante envers l’élève. Cette déshumanisation de l’élève est certes un mécanisme de défense pour l’enseignant, mais cela devient un danger pour l’élève, car une telle posture peut provoquer des attitudes violentes chez l’élève et augmenter ses difficultés. Dans le cadre du stage qu’ils effectuent lors de leur formation, les étudiants à l’enseignement sont régulièrement en contact avec les élèves, et ils le seront évidemment plus fréquemment une fois leur formation terminée. Etant donné que le burnout des enseignants peut débuter dès leur formation, le burnout des étudiants à l’enseignement peut être considéré comme un danger direct et indirect pour eux-mêmes et pour les élèves. Cette étude qualitative fait suite à une étude quantitative menée auprès d’étudiants à l’enseignement du canton de Vaud et a aussi pour objectif d’identifier les facteurs de risque et de protection du burnout pour améliorer la situation de l’étudiant et celle de ses élèves. Il ressort de cette étude que les stratégies de gestion de stress centrées sur les émotions et une utilisation d’une grande diversité de stratégies sont peut-être un facteur de risque du burnout. Il semblerait que cela ne soit pas le type de loisirs, mais plutôt l’interaction sociale qui a lieu pendant le loisir qui puisse être considérée comme facteur de protection du burnout. De plus, le fait de ressentir une plus grande intensité d’émotions agréables que désagréables serait aussi protecteur. Pour finir, le lien entre soutien social et burnout et le lien entre régulation des émotions et burnout sont difficiles à définir.

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