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Dans quelle mesure est-il possible et pertinent aujourd’hui, dans le cadre d’un cours de littérature française, de lire des textes antiques ? Et, en particulier, dans une classe de 1ère année maturité commerciale en école professionnelle ? Puis, le cas échéant, dans quelles conditions ce travail peut-il être réalisé, étant donné le peu de périodes dont dispose l’enseignant de français en école professionnelle? En proposant toute une série d’activités intertextuelles basées sur la comparaison entre Le Misanthrope de Molière et certains modèles antiques, ce travail vise plusieurs buts : tout d’abord, du point de vue de la simple culture générale, il offre à des élèves d’école professionnelle un accès direct à des termes et des auteurs qu’ils n’auront, à moins de poursuivre des études universitaires, probablement jamais l’occasion sinon d’approfondir, pour le moins d’aborder. En outre, à travers la méthode étymologique et la comparaison entre les langues, ce travail enrichit le vocabulaire de termes fondamentaux, même dans le français parlé de tous les jours. Ensuite, la séquence cherche à donner aux élèves de nouveaux outils d’analyse du texte de Molière : des définitions philosophiques, scientifiques, voire médicales, de la misanthropie. Bien que Molière n’ait probablement pas lu les textes que nous allons aborder ici, il est frappant de remarquer à quel point 20 siècles d’histoire littéraire peuvent sembler proches, lorsque l’on compare les enjeux des textes de Ménandre, Lucien et Molière. Enfin, ces activités cherchent à donner envie aux élèves d’explorer des nouvelles pistes d’analyse par le biais des textes de l’Antiquité grecque. Cette digression par un corpus antique n’a pas comme effet de s’éloigner de l’analyse de Molière, comme on pourrait le redouter : au contraire, en proposant l’acquisition de termes et d’une méthode antiques pour analyser un texte moderne (en l’occurrence du XVIIème siècle), elle permet de réaliser ce que tout amoureux et fidèle défenseur des langues anciennes tente de faire : montrer qu’il est possible d’éclairer le présent à l’aide du passé.

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