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La transition école-métier est un passage complexe pour bon nombre de jeunes adultes et tout spécialement pour ceux qui ont des besoins éducatifs particuliers. En référence aux pratiques actuelles, cette recherche interroge le processus de transition école-métier à travers une approche psychosociale, en centrant l’analyse sur le jeune et le contexte suisse. La transition vers le monde du travail des personnes en difficultés pose inévitablement la question de l’employabilité. Cette approche a favorisé la définition des compétences indispensables à l’intégration professionnelle. Nous avons choisi de nous intéresser tout particulièrement aux compétences-clés définies par Evéquoz et son équipe, ce modèle faisant référence à la situation suisse. A travers un questionnaire, la parole a été donnée aux patrons des entreprises du Valais romand. Nous avons interrogé leurs attentes en terme de compétences. Les résultats obtenus démontrent que les compétences relationnelles, les attitudes ainsi que les compétences-clés sont fortement plébiscitées par notre échantillon. Nous notons que l’importance attribuée aux compétences scolaires est moins significative. En rappelant qu’une compétence est un savoir agir qu’il n’est pas ou difficilement possible de développer hors de son contexte, notre recherche met en évidence la nécessité d’une collaboration étroite entre les professionnels de la prise en charge de personnes à besoins éducatifs particuliers, entre autres les enseignants spécialisés, et les milieux professionnels. Ce questionnaire nous a également permis d’interroger les milieux professionnels sur leurs connaissances et leurs représentations des formations AFP. Celles-ci restent méconnues par près de 30% de notre échantillon. Le choix de privilégier une approche centrée sur l’individu semble pertinent au regard des pratiques actuelles basées sur une approche pédagogique différenciée, voire individualisée. Ce choix peut être questionné sachant que ce modèle d’analyse implique que le jeune en transition est considéré comme seul responsable de la réussite ou de l’échec de son intégration professionnelle, alors que les recherches ont démontré l’influence des facteurs environnementaux et sociaux. Ces éléments mettent en évidence la nécessité de considérer la transition vers le monde du travail comme la résultante des efforts consentis, entre autres, par l’individu, les milieux professionnels ainsi que le système d’éducation et de formation.

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