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La littérature d’Afrique noire a ceci de particulier qu’elle émerge en partie grâce à un mouvement prônant la libération de l’identité négro-africaine : la Négritude. L’enseignement-apprentissage des « négritures », textes produits par les écrivains affiliés à ce courant littéraire, mettrait en valeur une revendication culturelle à même de pouvoir sensibiliser l’élève à l’altérité. C’est du moins l’hypothèse que cherche à vérifier ce mémoire, à l’heure où les politiques exhortent les dialogues entre cultures et promeuvent le développement d’un savoir-être visant l’ouverture à l’Autre. Pour affirmer cette idée, il est nécessaire d’analyser la Négritude à l’aide de certains concepts clés des approches interculturelles – la culture, l’altérité, l’ethnocentrisme et le stéréotype culturel. Dans un premier temps, ce travail établit une relation entre l’ethnocentrisme occidental et les prémices du courant littéraire pour, dans un deuxième temps, souligner le rejet de l’assimilation et des stéréotypes culturels découlant du colonialisme. Enfin, cette « libération » conduit, dans un troisième temps, à la reconquête et à l’affirmation de l’altérité, donnant corps à la culture négro-africaine dans la littérature du même nom. C’est à travers la production littéraire d’écrivains emblématiques de la Négritude – Césaire, Senghor et Damas – que se lisent ces différentes étapes, pour mettre en évidence une grille d’analyse possible à proposer aux élèves. La pertinence de cette lecture est mesurée dans la dernière partie de ce mémoire, qui répond à la question suivante : de quelle façon l’enseignement-apprentissage de la Négritude peut-il développer chez l’apprenant une attitude de tolérance et d’ouverture à l’Autre ?

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