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Abstract

Enseigner la psychologie est une tâche extrêmement intéressante par la possibilité de sans cesse faire le pont entre vie quotidienne, histoire personnelle et concepts théoriques. Cela donne à l’enseignant plusieurs angles d’attaque pour aborder une thématique spécifique. Toutefois, la difficulté réside lorsque cette dernière peut poser problème à certains élèves, notamment à cause de leur propre vécu. Des souffrances peuvent ressortir, ce qui peut avoir, dans le meilleur des cas, un effet motivationnel pour le cours, mais à l’inverse, l’effet peut être bloquant et confrontant. De plus, de par la formation en psychologie de l’enseignant de cette discipline, les élèves auront peut-être tendance à lui confier, consciemment ou non, une tâche thérapeutique. Ils voudront sortir des concepts théoriques pour se focaliser sur leur propre problématique et demanderont à leur enseignant de la solutionner. L’idée de ce mémoire professionnel est d’interroger l’impact du vécu personnel sur le rapport au savoir disciplinaire, autant dans un sens positif que négatif, mais également de voir si le rôle de l’enseignant de psychologie est autre que celui de n’importe quel enseignant. Après avoir fait passé des questionnaires aux élèves de deux enseignants de l’ECG Henry-Dunant de Genève, l’analyse des résultats a révélé quelques tendances en fonction du groupe auquel appartient chaque élève. Trois groupes ont été formés en fonction du lien que les élèves avaient avec le monde psy – direct, indirect, inexistant. Dans l’ensemble, les résultats indiquent une résonance plus importante entre l’histoire personnelle et les thématiques abordées pour le groupe ayant un lien direct au monde psy, par rapport au groupe avec un lien indirect. Le constat est le même entre ce dernier groupe et celui n’ayant aucun lien avec le monde psy. De même, les deux premiers groupes ont plus de difficulté que le dernier lorsqu’il faut assimiler des connaissances théoriques liées à leur vécu. Concernant le rôle de l’enseignant de psychologie, le premier groupe n’y voit pas d’aide différente des autres enseignants et ne demandent pas forcément d’adaptations spécifiques. À l’inverse, le troisième groupe adopte une position différente en mettant en avant la formation de psychologue de l’enseignant et lui attribue un rôle spécifique. Le deuxième groupe est plus mitigé. Ces résultats montrent que les préconceptions des élèves et leurs vécus spécifiques influencent leur rapport au savoir, mais aucun aménagement n’est prévu à cet effet. Cela soulève la question du rôle que se donne l’enseignant de psychologie lorsqu’il aborde des sujets délicats et comment il se situe face à la difficulté de l’élève.

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