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Abstract

Dans le Canton de Vaud, la pratique des différents sports et jeux collectifs constitue une part importante des apprentissages. Or les démarches d’enseignement en sports et jeux collectifs sont assez distinctes : d’une part, celles qui partent du plus simple (gestes) au plus complexe et qui impliquent des formes d’apprentissages analytiques basées sur la répétition de gestes (qui fait référence à une situation d’apprentissage non jouée non compétitive), d’autre part celles qui introduisent dès le départ la complexité du jeu, basée sur des situations d’opposition (qui fait référence à une situation d’apprentissage jouée compétitive). Notre étude porte sur le deuxième type d’approche des apprentissages dans le cadre des sports collectifs. Le niveau hétérogène des élèves, les difficultés techniques de certains sports ou simplement le manque d’intérêt personnel pour une pratique sportive impliquent souvent qu’un maître d’EPS soit confronté à des élèves peu motivés lors de ses leçons. Il se doit d’imaginer des situations d’apprentissage permettant d’augmenter leur motivation. L’étude présentée a été basée sur le modèle théorique de l’intérêt en situation de Chen, Darst et Pangrazi (1999) qui décomposent l’intérêt en situation en cinq dimensions : le plaisir instantané, l’intention d’exploration, la nouveauté, le défi et la demande d’attention. Nos hypothèses principales impliquaient que les jeux réduits en volleyball, unihockey et football suscitaient un intérêt total élevé, à cause de scores forts des dimensions du plaisir instantané et de la demande d'attention, que la dimension nouveauté était plus élevée chez les filles que chez les garçons, et enfin que le plaisir instantané et l’intérêt total obtiennent un score supérieur chez les élèves pratiquant un sport en compétition. Lors de trois cycles d’enseignement (volleyball, unihockey et football), les élèves de quatre classes de 10H ont participé à une situation de passe à dix puis ont renseigné le questionnaire validé par Roure, Pasco & Kermarrec (2015). Les résultats invalident la plupart de nos hypothèses. Les dimensions de l’intérêt total, de la demande d’attention et du plaisir instantané s’activent de manière sensiblement similaire entre les trois activités. Malgré cela, ces tendances ne nous autorisent pas à confirmer que l’effet de compétition ainsi que la forme jouée des situations d’apprentissage permet d’obtenir un intérêt total supérieur chez les élèves. Elles remettent même en question les atouts d’une situation d’apprentissage jouée compétitive. Dans l’otique d’un futur travail, il serait bon de repenser notre méthodologie ; d’une part, en s’engageant dans une récolte de données en deux temps (forme jouée compétitive et forme non jouée non compétitive); d’autre part, en approfondissant le lien entre l’intérêt en situation et l’émotion sportive liée à la notion de jeu, qui peut être ressentie différemment par chaque élève pour une activité identique.

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