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Abstract

Contexte. L’ergothérapie comprend plusieurs domaines d’exercice historiquement construits, en particulier celui de la santé mentale. Dans ce domaine, les activités artisanales et créatives sont des moyens traditionnellement mais aussi usuellement proposés en Suisse romande par les ergothérapeutes à leurs patients. Les formations à l’ergothérapie ont au fil des ans fortement réduit leurs enseignements de ce type d’activités et cela influence les savoirs dont disposent les ergothérapeutes qui débutent leur exercice professionnel. Il y a, par ailleurs, un débat dans la littérature en ergothérapie sur l’intérêt de ce type d’activités pour la clientèle de ce domaine. Buts. Ce travail vise à explorer les enseignements des activités créatives et artisanales dans la formation à l’ergothérapie à l’EESP de Lausanne durant les programmes de formation de 1988 et de 2002. Il vise à obtenir un aperçu des objectifs de ces cours, des acquis dont les ergothérapeutes estiment disposer à la fin de leurs études et en quoi ceux-ci sont suffisants pour leur permettre d’intervenir en santé mentale dans un contexte d’atelier d’ergothérapie. Méthode. Il s’agit d’une étude qualitative phénoménologique réalisée par entretiens semi- dirigés auprès d’un échantillon par choix raisonné de quatre ergothérapeutes présentant des caractéristiques précises. Résultats. Les ergothérapeutes identifient les ateliers d’activités créatives de la formation comme un élément constitutif de leur identité professionnelle. Elles relatent les différentes forces et limites de ces ateliers et énumèrent les savoirs qu’elles ont acquis durant cet enseignement. Elles établissent également les liens qui unissent ces connaissances au reste des cours de la formation et en dégagent plusieurs points importants. Les participantes fournissent également des éléments permettant d’apprécier l’intégration de l’ergothérapie au sein du domaine de la santé mentale et définissent en quoi les activités créatives constituent une base importante de leur intervention. Elles relatent ainsi les défis professionnels auxquels elles ont été confrontées et définissent les ressources qu’elles ont mobilisées pour épanouir leur pratique, en lien avec les enseignements en ateliers. Conclusion. Même si les ergothérapeutes peinent à dissocier les compétences issues des ateliers d’activités de celles issues des cours théoriques, elles établissent de nombreux liens qui traduisent le poids de ces enseignements dans la pratique. Enfin, le programme Bachelor, qui ne fait pas partie de l’étude, serait un sujet d’enquête pertinent afin d’observer l’évolution complète des ateliers d’activités dans la formation et ses retombées. [Résumé de l'auteure]

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