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La ville de La Havane renvoie aujourd'hui à une double problématique. En tant que métropole cubaine, elle répond à des logiques similaires à celles qui sont à l'œuvre dans les autres métropoles du tiers-monde. Polycentrique, sa structure interne se caractérise par une différenciation spatiale entre, en premier lieu, les zones connectées au réseau international des métropoles mondiales, et en second lieu, les zones écartées de ces fonctions centrales. Du point de vue régional, la métropole cubaine peine à assumer ses charges de capitale, au même titre qu'elle ne parvient pas à satisfaire aux besoins de sa population en termes de services et d'infrastructure. Dans un même mouvement, la singularité de La Ciudad de La Habana se caractérise par la conservation remarquable de son cadre bâti qui a été épargné des ravages de la spéculation immobilière par l'idéologie ruraliste du régime. À l'heure actuelle toutefois, l'état de dégradation de ce patrimoine est alarmant et requiert un nouveau mode de gestion urbaine. C'est dans ce contexte que prend place le projet de L'Oficina del Historiador chargé de la réhabilitation patrimoniale du Centre Historique de La Havane. En tant que projet urbain, la démarche entreprise dans cette zone se réclame du concept de développement durable, une notion dont nous avons souhaité interroger la pertinence ainsi que la mise en œuvre au travers de l'examen approfondi de deux projets ponctuels. Cette investigation nous a permis de mettre le doigt sur les difficultés inhérentes à la mise en œuvre d'un projet urbain, telles l'ambiguïté du principe de participation, la difficulté à combiner les échelles et le jeu des différents acteurs ainsi que la difficulté de mettre en œuvre une action qui soit globale et intervienne de manière simultanée sur les champs du politique, du social, de l’économique, du cadre bâti ainsi que de la situation environnementale.

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